L'aile québécoise du PLC s'est réunie cette fin de semaine pour travailler à identifier des pistes de travail pour les mois qui viennent. Et notre chef, Michael Ignatieff, a fait un vibrant appel aux québécois pour qu'ils retrouvent le goût de s'impliquer dans l'exercice du pouvoir et qu'ils voient à nouveau le PLC comme le parti le plus proche de leurs valeurs.
Ces éléments de discours, ce double appel aux valeurs humanistes et au besoin d'être de ceux qui décident, je les ai tenu tout au long de la dernière campagne. En fait, mon choix politique est fondé sur le besoin de défendre mes valeurs profondes contre le conservatisme et sur le désir de ne plus rester sur le banc, à regarder les autres occuper la glace. Être candidat du PLC dans Shefford, c'était et c'est encore offrir à mes concitoyens le moyen de refuser à la fois l'impasse du Bloc et la droite de Harper. Et nous avons vaincu la droite, regagnant le deuxième rang et réduisant l'écart avec le Bloc.Mais nous n'avons pas gagné.
Est-il possible de regagner le Québec par le simple vide que laissent les conservateurs? Est-il possible de le regagner simplement en réveillant chez les québécois la volonté d'être en situation de diriger? Je n'en suis pas sur.
Pour être le parti des québécois, pour remplacer le Bloc, nous devons proposer une façon d'être à la fois québécois et canadien. Je suis de ceux qui sont passés par-dessus la division entre leurs deux appartenances et qui ont décidés d'en faire deux richesses. Mais si nous voulons que davantage de québécois prennent le même chemin, il faut que celui-ci soit plus clair et mieux établi. Comment nous, les libéraux du Canada, entendons-nous répondre aux préoccupations des québécois quant à leur avenir collectif?
Il nous faut affirmer notre vision de la langue française, au Québec et au Canada; il nous faut affirmer notre vision du Québec, nation au sein du pays qu'est le Canada. Il nous faut trouver les moyens de déverrouiller la situation de sorte que, sans crise et sans rancœur, les québécois choisissent de ne renoncer à rien de ce qu'il sont. C'est à nous de faire preuve d'imagination et d'enthousiasme pour que le projet canadien d'une société ouverte et respectueuse des personnes et des groupes rejoigne le projet québécois d'une société tout aussi ouverte, tout aussi respectueuse des personnes mais aussi fermement et obligatoirement engagée dans sa survie comme nation.
C'est à nous, c'est à moi comme candidat libéral, à démontrer que notre avenir comme québécois se joue au sein du Canada.
2 commentaires:
Bonjour,
j' étais au Congrès Régional que j' ai grandement apprécie et j' ai
eu la chance de m' exprimée et je suis pour un changement et je félicites les organisateurs.
Je suis très fière que Bernard Demers a décidé de rester en politique et je vais être là pour son investiture.
Gisèle
Vous êtes sur une belle lancée, vous, le Chef et le Parti. C'est le temps des beaux discours et des belles intentions. Viendra le temps d'un programme, de contenus, des bordures du chemin à suivre. Alors devrez-vous comprendre le «pourquoi» du Bloc et le «comment» le remplacer.
Bon vent.
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