Le 9 avril, dans la Voix de l’Est, M. Riendeau posait cinq questions aux candidats à l’élection fédérale du 2 mai. Je tiens d’abord, avant de tenter d’y répondre, à remercier ce citoyen de son souci du bien commun et de son implication dans la vie du comté de Shefford : La politique ce n’est pas autre chose.
Je dois dire que vos questions ne sont pas faciles. Elles relèvent parfois non seulement de la politique du pays mais bien de celle de toute la planète si ce n’est de celle de toute notre espèce ! Il en va ainsi quand vous demandez sur quoi nous nous basons pour prôner une croissance économique à long terme alors que les ressources s’épuisent ou sont limitées de par leur nature même. Il est vrai que toutes les sociétés humaines, depuis toujours et partout, ont recherché une croissance de leurs ressources; il est aussi vrai que la majorité des ressources sont épuisables. Jusqu’ici nous nous en sommes sortis en découvrant de nouvelles sources de ressources ou de nouvelles ressources ; un nouveau continent, le pétrole, etc. Aujourd’hui nous sommes en train de découvrir des ressources inépuisables (le soleil, le vent) qu’il nous faut utiliser si nous voulons continuer à exister comme société. Personnellement je ne pense pas que les humains vont arrêter leur développement ; il fait partie de notre nature profonde. Mais nous devons apprendre à le concilier avec celui de notre planète.
Ce développement, pour être réaliste, doit tenir compte de l’équité entre les groupes et les personnes. Si les ressources sont concentrées entre les mains de quelques uns le développement sera insuffisant pour répondre aux besoins de la majorité. C’est ainsi que je comprends votre deuxième et votre troisième question sur la répartition de la richesse. Dans les faits, trois des partis en lice prônent une meilleure solidarité, une meilleure justice sociale alors que le parti au pouvoir continue à favoriser les mieux nantis. Mais un seul parti, le parti libéral, peut remplacer le gouvernement actuel. C.est pourquoi j’y milite, dans l’espoir de remplacer les conservateurs par une équipe pour qui le partage est important. Le passé montre que c’est sous les gouvernements libéraux que des progrès égalitaires majeurs ont été réalisés. Tout n’est pas parfait mais notre situation est bien meilleure que celle de beaucoup, même que celle de nos voisins du sud. Et ce sont des équipes libérales qui ont accompli cela, avec l’aide de tous les citoyens et citoyennes.
Vous demandez enfin à qui ira ma fidélité, à mon parti ou à mes électeurs et comment je vais faire pour m’assurer de représenter tous mes concitoyens de Shefford. Ceux et celles qui ont travaillé avec moi vous diraient que je suis fortement engagé dans mon travail et que je défends avec vigueur et efficacité le groupe que je représente, comme je l’ai fait ici au cégep de Granby Haute-Yamaska. Il est certain que ma fidélité première ira aux gens de Shefford pour la simple et bonne raison qu’en démocratie parlementaire ce seront eux mes patrons. Comme candidat ce que je vis ces semaines-ci c’est la plus importante entrevue d’emploi de ma carrière. Et j’espère bien que vous me confierez la job ! Pas pour que j’occupe un siège mais bien pour que j’assume mes fonctions au bénéfice de tous les habitants de Shefford, en y consacrant toutes mes compétences et mes énergies.
Bernard Demers
Candidat du parti Libéral
Shefford
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