vendredi 15 avril 2011

Une guerre d'affiches ?

Ma campagne électorale est basée sur le contenu plus que sur l’apparence. Nous avons notamment choisi d’être discrets en termes d’affiches électorales, afin que chacun profitent des bourgeons et des oiseaux plus que des couleurs des divers partis.

Ceci dit, notre modeste présence publicitaire l’est encore davantage depuis la disparition inexpliquée de deux de nos affiches à Valcourt.

Bernard Demers s’est engagé, par contrat auprès de Promesse de campagne d’Élections civiles 2011 (Civil Election), à participer aux divers débats, à répondre aux questions des citoyens et à traiter avec respect ses adversaires. Il invite ces derniers, candidats au titre de député des électeurs et électrices de Shefford, à faire comme lui et à envoyer leur engagement personnel à info@civilelection.ca

mardi 12 avril 2011

Notre plateforme; volet 2, l'économie

Le comté de Shefford est à la fois urbain et rural avec une économie à la fois manufacturière, agricole et touristique. Les citoyens de Shefford ont besoin, sur tout le territoire, d’un meilleur accès à des services de base pour leur santé et leur sécurité ; ils ont aussi besoin de meilleurs outils de communication. Le parti Libéral prend des engagements fermes à cet égard :

• soins de santé en milieu rural : l’effacement de prêt étudiant jusqu’à concurrence de 40 000 $, pour les médecins et 20 000 pour les infirmières et infirmières praticiennes qui choisissent de pratiquer en région rurale;
• pompiers volontaires : un nouveau crédit d’impôt remboursable de 3 000 $ pour les pompiers volontaires en reconnaissance de leur service à la communauté;
• service à large bande en milieu rural : la connectivité Internet haute vitesse à 100 pour cent dans tout le Canada rural en trois ans; et
• service postal : protéger l’universalité des services postaux en imposant un moratoire sur la fermeture de bureaux de poste et en faisant du rétablissement des services éliminés une priorité.

Mais le comté de Shefford a aussi besoin, pour son économie, de main d’œuvre et de transport. Le plan libéral favorise la formation qualifiée, le remembrement des familles immigrantes, la reconnaissance des compétences. Pour le transport, Michael Ignatief s’est déjà engagé face au pont Champlain, nécessaire tant pour transporter nos produits que pour accueillir nos travailleurs et nos visiteurs.

Dans Shefford Bernard Demers s’engage personnellement à avoir dans son bureau de comté une ressource qui, deux jours par semaine, aidera les citoyens dans leurs démarches avec l’assurance emploi et avec les rentes du Canada. Il s’engage aussi à travailler avec les regroupements économiques de la région pour obtenir un axe routier nord-sud amélioré, un service ferroviaire pour nous relier à la métropole et des bonifications de l’assurance emploi. Enfin, il compte participer activement à l’implantation de la politique alimentaire nationale laquelle va comprendre de nouveaux programmes de soutient aux revenus agricoles, encourager la recherche, l’innovation, la gestion de l’environnement et l’ouverture de nouveaux marchés.
Cela porte les engagements personnels de Bernard Demers à quatre.

lundi 11 avril 2011

Cinq réponses pour Monsieur Jacques Riendeau

Le 9 avril, dans la Voix de l’Est, M. Riendeau posait cinq questions aux candidats à l’élection fédérale du 2 mai. Je tiens d’abord, avant de tenter d’y répondre, à remercier ce citoyen de son souci du bien commun et de son implication dans la vie du comté de Shefford : La politique ce n’est pas autre chose.
Je dois dire que vos questions ne sont pas faciles. Elles relèvent parfois non seulement de la politique du pays mais bien de celle de toute la planète si ce n’est de celle de toute notre espèce ! Il en va ainsi quand vous demandez sur quoi nous nous basons pour prôner une croissance économique à long terme alors que les ressources s’épuisent ou sont limitées de par leur nature même. Il est vrai que toutes les sociétés humaines, depuis toujours et partout, ont recherché une croissance de leurs ressources; il est aussi vrai que la majorité des ressources sont épuisables. Jusqu’ici nous nous en sommes sortis en découvrant de nouvelles sources de ressources ou de nouvelles ressources ; un nouveau continent, le pétrole, etc. Aujourd’hui nous sommes en train de découvrir des ressources inépuisables (le soleil, le vent) qu’il nous faut utiliser si nous voulons continuer à exister comme société. Personnellement je ne pense pas que les humains vont arrêter leur développement ; il fait partie de notre nature profonde. Mais nous devons apprendre à le concilier avec celui de notre planète.
Ce développement, pour être réaliste, doit tenir compte de l’équité entre les groupes et les personnes. Si les ressources sont concentrées entre les mains de quelques uns le développement sera insuffisant pour répondre aux besoins de la majorité. C’est ainsi que je comprends votre deuxième et votre troisième question sur la répartition de la richesse. Dans les faits, trois des partis en lice prônent une meilleure solidarité, une meilleure justice sociale alors que le parti au pouvoir continue à favoriser les mieux nantis. Mais un seul parti, le parti libéral, peut remplacer le gouvernement actuel. C.est pourquoi j’y milite, dans l’espoir de remplacer les conservateurs par une équipe pour qui le partage est important. Le passé montre que c’est sous les gouvernements libéraux que des progrès égalitaires majeurs ont été réalisés. Tout n’est pas parfait mais notre situation est bien meilleure que celle de beaucoup, même que celle de nos voisins du sud. Et ce sont des équipes libérales qui ont accompli cela, avec l’aide de tous les citoyens et citoyennes.
Vous demandez enfin à qui ira ma fidélité, à mon parti ou à mes électeurs et comment je vais faire pour m’assurer de représenter tous mes concitoyens de Shefford. Ceux et celles qui ont travaillé avec moi vous diraient que je suis fortement engagé dans mon travail et que je défends avec vigueur et efficacité le groupe que je représente, comme je l’ai fait ici au cégep de Granby Haute-Yamaska. Il est certain que ma fidélité première ira aux gens de Shefford pour la simple et bonne raison qu’en démocratie parlementaire ce seront eux mes patrons. Comme candidat ce que je vis ces semaines-ci c’est la plus importante entrevue d’emploi de ma carrière. Et j’espère bien que vous me confierez la job ! Pas pour que j’occupe un siège mais bien pour que j’assume mes fonctions au bénéfice de tous les habitants de Shefford, en y consacrant toutes mes compétences et mes énergies.

Bernard Demers
Candidat du parti Libéral
Shefford

samedi 9 avril 2011

La base de notre plateforme

Les familles de Shefford sont moins favorisées que celles de bien des régions, moins que la moyenne en fait.
Elles n’ont pas les moyens de subventionner l’achat d’avions de combat, les sables bitumineux de l’Alberta ou les lignes hydroélectriques de Terre-Neuve.
Elles n’ont pas les moyens d’attendre après un impossible gouvernement du NPD ou du Bloc, encore moins après un éventuel nouveau pays.
Elles ont besoin maintenant de la plate forme libérale :

1. Le Passeport canadien d’apprentissage – qui aidera les familles à défrayer les études collégiales et universitaires à hauteur d’entre 4000$ et 6000$ non-imposables par étudiant
2. Un fonds pour les garderies – qui créera un plus grand nombre de places en garderies et réduira les listes d’attente, sans empiéter sur les champs de juridiction du Québec;
3. Un plan pour les soins familiaux – qui permettra aux aidants naturels de prendre congé du travail jusqu’à six mois pour prendre soin d’un être cher et les aidera à défrayer les coûts liés aux soins qu’ils prodiguent jusqu’à 1350$ par année;
4. Un régime de pensions public renforcé – qui misera sur une amélioration du Régime de pensions du Canada, qui favorisera l’épargne pour la retraite et augmentera l’aide aux aînés vivant dans la pauvreté de 650$ par année;
5. Un crédit d’impôt permanent et remboursable pour la rénovation écologique – qui permettra aux familles de réclamer jusqu’à 13,500$ pour des rénovations domiciliaires tout en aidant l’environnement.

Les familles de Shefford ont besoin maintenant d’un gouvernement et d’un député capables et prêts à changer les choses, elles ont besoin d’un gouvernement libéral et de Bernard Demers comme député.

lundi 8 novembre 2010

Le beurre et l’argent du beurre

Voilà plusieurs semaines maintenant que nous discutons de l’exploitation du gaz de schiste, un peu comme nous avons discuté auparavant des parc d’éoliennes et, quelques années plus tôt, des lignes de transmission à haut voltage. Nous avons aussi discuté, sur le même ton et avec les mêmes prises de position un peu prévisibles, des gazoducs, de l’exploitation des ressources énergétiques du golfe du Saint-Laurent et de la valorisation des déchets, notamment des huiles usées, par leur incinération.
À chaque fois nous avons adopté le risque zéro. Alors que les pays d’Europe n’enfouissent plus leurs déchets mais les transforment en énergie, nous leur avons d’abord envoyé à grand frais nos huiles contaminées au BPC; nous aurions aussi été en mesure de les brûler gratuitement dans nos cimenteries mais nous avons choisi de ne courir aucun risque, nous nous sommes dotés d’un incinérateur mobile spécialisé et nous avons consacré quelques années et des millions de dollars à leur destruction.
Nous voulons une énergie verte et nous ne voulons pas dépendre que de l’hydroélectricité; mais nous ne voulons plus harnacher de nouvelles rivières, nous ne voulons pas d’éoliennes qui font du bruit ou qui modifient le paysage. Nous voulons vendre de l’électricité à nos voisins mais sans bâtir de nouvelles lignes ou de nouvelles centrales. Nous trouvons que les terre-neuviens se plaignent du Québec pour rien car si nous revendons leur électricité avec un énorme profit, c’est en vertu d’un contrat valide ; et il n’est pas question que nous laissions le fédéral les aider à construire une infrastructure qui leurs permettrait à l’avenir de se passer de nous !
Nous désirons avoir de l’énergie mais il faut que celle-ci soit propre, n’ait pas besoin d’être transportée, nous rapporte de l’argent et nous fasse aimer de nos voisins même si on les exploite un peu au passage.
C’est parfaitement possible. Il suffit de changer nos habitudes.
Si nous diminuions le chauffage de nos maisons de deux degrés, passant de 21 à 19 degrés, nous sauverions une masse énergétique énorme. Non seulement nous ne le faisons pas, malgré les bienfaits d’une telle mesure pour l’environnement et pour la santé physique de la majorité, mais la Régie du logement interdit aux propriétaires de le faire, imposant le 21 degrés dans tous les immeubles locatifs avec chauffage fourni.
Si nous diminuions le nombre d’automobiles, que nous augmentions le prix de l’essence, que nous surtaxions un deuxième ou un troisième véhicule, non seulement nous aurions les ressources pour améliorer les transports en commun mais nous sauverions assez d’énergie pour ne pas avoir besoin d’en chercher de nouvelles sources.
Si nous favorisions des maisons dont la grandeur est en lien avec les besoins réels des personnes, si nous refusions l’étalement urbain, si nous revaloriserions les centres villes nous aurions plus d’énergie qu’il ne nous en faut.
En fait, si nous vendions simplement l’énergie à son juste prix, nous verrions bien des comportements de gaspillage cesser. Et nous pourrions alors choisir de refuser les développements de nouvelles sources d’énergie.
Pour l’instant, nous demeurons parmi les individus les plus énergivores de la planète. Chacun d’entre nous consomme dix fois plus d’énergie qu’un africain, cinq fois plus qu’un sud-américain et deux fois plus qu’un européen.
Il faudrait peut-être que nous cessions de nous interroger que par rapport à nous-mêmes et que nous commencions à nous interroger sur notre vrai impact mondial. Se pourrait-il que nous ne soyons pas aussi gentils que nous croyons l’être ? Se pourrait-il que nous voulions le beurre et l’argent du beurre, même aux dépends des autres ?

mardi 12 octobre 2010

La gifle

Nous sommes fiers de notre image internationale, fiers d’être appréciés partout et de pouvoir faire des affaires ou des voyages sans difficulté grâce à la perception positive que les autres ont de nous. Que nous nous déclarions canadien ou québécois, nous profitons du fait que le Canada est un pays apprécié.

Oups ! J’oubliais les années au pouvoir de Harper ! J’oubliais sa position aveuglement pro-israélienne lors des bombardements de Beyrouth en 2006, quand des canadiens risquaient de mourir dans les explosions ; j’oubliais que son gouvernement était le seul du monde occidental à avoir abandonné un ses citoyens à Guantanamo ; j’oubliais que Harper s’était aligné sur Bush durant des années, se mettant à dos des pays de partout dans le monde ; j’oubliais qu’il avait laissé tomber l’Afrique et qu’il défendait une position rétrograde dans le dossier de la santé maternelle ; je faisais comme vous, j’oubliais que ce mauvais gouvernement, ultra conservateur, rompait avec la politique internationale historique du Canada et nous valait des adversaires là où nous avions des amis il y a encore quelques années.

D’autres n’ont pas oublié.

Que des ministres canadiens se fassent refuser l’espace aérien d’un pays du golfe arabique, n’est que le résultat de l’attitude fermée du gouvernement Harper. Après tout ce n’est pas bien grave. Mais, avant, nous avons aussi vexé la Chine, le Mexique, quelques pays d’Europe de l’Est.

Le résultat est que le Canada, septième pays donateur à l’ONU, vient de se faire refuser un siège au Conseil de sécurité ; la majorité des pays du monde a voté contre nous.

Ce n’était jamais arrivé.
C’est une gifle et elle fait mal.

Elle est la conséquence de la pire gestion de notre histoire de nos liens internationaux. Ce n’est pas qu’un symbole ;la majorité des pays du monde, malgré nos alliances et notre richesse, a refusé de nous voir à la plus haute instance de l’ONU ; la majorité des pays du monde a refusé de nous donner un siège que nous avons toujours eu, régulièrement, à chaque décennie.

Oui, Harper aura marqué l’histoire du Canada. En mal, c’est le moins qu’on puisse dire.

Le message est clair ; nous ne sommes plus aimés, nous ne sommes plus respectés. C’est logique car nous ne sommes plus aimables et nous ne sommes plus respectables.

Allons nous, au Québec, demeurer isolés et laisser ce gouvernement démolir notre réputation et le travail des cinquante dernières années ?

Il est grand temps que nous allions en élections et que nous votions pour sortir Harper du pouvoir. Comme minoritaire il fait du dégât et il ne suffit pas de se contenter de l’empêcher d’avoir la majorité. Depuis les sièges de l’opposition on ne peut pas faire que le rôle du Canada dans le monde soit sauvegardé. Il faut être au pouvoir pour regagner la confiance des autres pays et rétablir notre réputation.

Aujourd’hui c’est une gifle. Mais si nous laissons ce gouvernement en place, même minoritaire, la prochaine fois cela risque bien d’être un coup de pied au c…

jeudi 5 août 2010

La procréation assistée et gratuite

Les québécois vont donc dépenser 35 millions, selon les projections, pour donner un accès gratuit et non limités à trois méthodes de procréation assistée ; quelque soit votre situation, mariée ou non, hétérosexuelle ou homosexuelle, âgée de 20 ou de 60 ans, ayant des relations sexuelles ou n’en ayant pas, vous avez désormais droit de porter un enfant et de le faire au frais de tous les citoyens du Québec.
Je comprends que le fait de désirer un enfant et de ne pas pouvoir en avoir peut être vécu comme un drame. Mais encore faudrait-il déterminer pour qui ; ce que Québec a décidé c’est un accès illimité qui ne tient aucun compte de la réalité des personnes ; entre un couple qui tente d’avoir un enfant depuis quatre ans et une femme seule qui veut un enfant sans avoir de rapport sexuels, il me semble qu’il y a une différence assez fondamentale.
Pire encore, pour avoir droit à la procréation assistée gratuite il faudra simplement avoir droit à la carte d’assurance maladie du Québec ; attendons nous à recevoir des visiteuses d’un peu partout qui, pour le prix de quelques mois de loyer, deviendront mères grâce à nous. Et attendons nous donc à ce que les 35 millions soit très largement dépassé. Pour ma part je parie que nous atteindrons allégrement le 100 millions assez rapidement.
Oui, c’est un drame de ne pas pouvoir avoir d’enfant. Tous ne veulent pas adopter, certains sentent le besoin de vivre leur grossesse.
Mais n’est ce pas aussi un drame de ne pas voir ? Ou de ne pas avoir de dent ? Ou d’être en détresse psychologique ?
Si vous voulez voir correctement, au Québec, vous devez vous payer vos lunettes ou votre chirurgie ; l’enfant qui ne voit pas le tableau et dont les parents travaillent au salaire minimum ne vit pas de drame semble-t-il ou du moins pas un drame suffisant pour émouvoir les décideurs.
Si vous voulez mordre dans vos aliments, au Québec, vous devez vous payer vos traitements chez le dentiste ; celui qui a les dents cariées, ou une maladie des gencives sans avoir les moyens financiers de se faire traiter n’a qu’à souffrir et manger de la purée. Son drame n’en est pas un.
Si vous êtes déprimé, mal dans votre peau et que vous ayez besoin de consulter un psychologue vous devrez le faire à vos frais. La détresse psychologique, qui est reconnue comme la maladie la plus prévalente de nos jours, n’est pas un drame suffisant pour que Québec la prenne en charge.
Oui, ne pas pouvoir avoir d’enfant est un drame personnel. Mais il existe bien d’autres drames, plus courants et qui affectent plus de nos concitoyens. Pourquoi s’attaquer à celui-là ?
Parce que le lobby et les portes paroles sont plus actifs et célèbres ?
Bref, à partir de cette semaine au Québec, vous pouvez avoir accès à la procréation assistée et gratuite. Si, douze ans plus tard, votre enfant se casse la quatrième vertèbre cervicale et devient quadraplégique, sans que ce soit dans un accident de la route ou du travail, vous aurez l’occasion de découvrir qu’il existe d’autres drames où vous êtes bien peu accompagné. À moins que votre enfant ne soit simplement autiste ? Ou trisomique ?
J’avoue être un peu fâché ; avant d’aider des parents potentiels à avoir des enfants il me semblerait plus logiques d’aider les parents réels à élever leurs enfants.
Ne serait-ce qu’en offrant une école publique vraiment gratuite.