lundi 2 février 2009

OBAMA-CANADA : L’OCCASION RATÉE

Obama est devenu président des États-Unis. Entre novembre et janvier il a eu, comme tout président élu, plusieurs semaines pour former son équipe et se préparer à occuper la maison blanche. Et ce temps là était le meilleur pour l’influencer.
Les démocrates défendent des valeurs sociales qui sont plus proches des nôtres; ils sont aussi bien plus tièdes à l’égard des guerres. Nous sommes donc nombreux à nous être réjouis de voir un démocrate l’emporter. Son appartenance à une minorité, encore aujourd’hui défavorisée, a en plus créé des résonances dans bien des âmes.
Mais on oublie facilement que les démocrates sont généralement isolationnistes. Le désir de se préoccuper de leurs concitoyens les a parfois amenés à négliger le reste du monde comme ce fut le cas au début de la seconde guerre mondiale. En cela aussi ils nous ressemblent. Et, de même que nous avons parfois tendance à prôner le protectionnisme commercial, ils ont tendance à l’appliquer.
Le gouvernement Harper n’a fait aucun effort pour joindre le président élu, Barak Obama. Il a laissé porter, aveuglé par son idéologie de droite et par sa soif de s’accrocher au pouvoir. Aujourd’hui les canadiens et les québécois en payent le prix; Obama met en place une barrière protectionniste contre notre acier et interroge l’Alena.
Le libre échange n’est pas parfait, nous le savons tous. Mais il est de loin préférable aux frontières fermées et aux petits marchés auxquels certains rêvent pourtant de nous réduire.
Aujourd’hui la grande majorité des québécois est convaincue que le gouvernement conservateur est une erreur. Son incapacité à agir en fonction du changement de pouvoir aux États-Unis en est une autre preuve. De notre côté, il nous reste à comprendre que, pour se débarrasser de Harper, il faut voter en s’impliquant sur la scène fédérale et non en s’isolant. Pour atteindre le monde la première étape n’est pas de reculer dans son jardin, aussi beau soit-il, mais d’avancer à la rencontre des autres.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,
vous avez tout a fait raison pour ce qui est du gouvernement Américain c' est sur que nous allons payé le prix peut-on l' en blâmer qu' il pense aux siens d' abords avec le libre échange par contre le gouvernement Canadien aurait peu bougé au lieu de voir venir ce qui arrive. A moins qu' il ne connaissait pas sa politique du nouveau Président Américain.

Maurice A. LeBlanc a dit…

Bonjour Bernard,

Effectivement, les nouvelles de ce matin ne sont pas bonnes. Hier la majorité Démocrate a maintenue la clause qui empèche le gouvernement Américain d'acheter à l'extérieur des États Unis (la fameuse clause "Buy American") avec l'argent destinée à la relance de l'économie.

Ce sera intéressant à voir si l'opposition Libérale questionne Harper sur ce sujet pendant la période de questions d'aujourd'hui, et de constater comment le Premier Ministre répondra.

Cordialement

Maurice