Blogue de situations de gouvernance (y compris politiques) et d'anecdotes en international
vendredi 25 avril 2014
Joël Legendre, procréation assistée, argent public
On discute beaucoup, depuis hier, du droit ou non des couples d'hommes à recevoir le même appui que les couples de femmes pour la procréation. Or, là n'est pas la question. Que les couples, quelque soit leur nature, décident d'avoir un ou des enfants relèvent de leur choix. Mais que la société paie pour ce choix, voilà qui relève de nos choix. Tout le programme de procréation assistée défrayée par la RAMQ est une erreur. Un lobby a convaincu un gouvernement de consacrer 30 millions de dollars annuellement pour aider des couples infertiles à avoir un enfant, somme qui a doublée dans la réalité. On consacre donc 60 millions de dollars chaque année, une goutte d'eau dans l'océan des dépenses en santé, pour cette fin. C'est à la fois peu et beaucoup car, pendant ce temps, les soins dentaires ne sont toujours pas couverts, pas plus que les lunettes ou, pire, les services d'un psychologue. Quand on sait que la santé mentale est le plus grand défi actuel en santé publique, quand on connait le nombre d'adolescents qui auraient besoin d'avoir un appui psychologique essentiel à leur bon développement, on ne peut que se scandaliser que des fonds publics soient consacrés à aider une infime minorité de citoyens à avoir un enfant alors que les besoins de tant de personnes sont encore ignorés. Bien sur, le 60 millions utilisé dans le programme de procréation assistée ne pourrait suffire à couvrir ces besoins. Mais, au moins, qu'il soit désormais consacré à aider les plus démunis dans des besoins essentiels.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire