Le chemin est donc ouvert à Michael Ignatieff qui va être nommé chef par intérim à la suite d'une consultation des principales instances du Parti, notamment les présidents d'association et les candidats de la dernière élection; et il est clair que Shefford a appuyé M. Ignatieff, lequel était venu nous rendre visite dans la période pré-électorale.
Pour ce qui est de la coalition, elle était intéressante au moment où elle a été proposée, très probablement sous l'inspiration de M. Dion qui a toujours eu une grande connaissance de la chose constitutionnelle. Elle a permis d'ébranler le gouvernement mais il n'est pas certain que ce soit ce dont nous avons besoin aujourd'hui comme citoyens.
Je pense qu'un gouvernement Harper, ébranlé comme il l'a été et sous l'étroite surveillance d'une opposition officielle forte et regroupée sous un chef accepté de tous, a des chances de durer plusieurs mois. Et nous jugerons, au fil du temps, si nous pouvons le tolérer et s'il accompli le travail économique qui doit être accompli.
Harper se bat pour une idéologie de droite, le Bloc dit défendre les intérêts du Québec quels qu'ils soient; le Parti Libéral, aujourd'hui comme hier, veut défendre et défend les intérêts de tous les citoyens du Canada y compris ceux des québécois. Et, pour ce faire, la coalition a sans doute déjà joué son rôle et n'est plus le meilleur outil pour agir.
Quant à des élections, souvenons-nous que tous les pays industrialisés ont déjà mis en œuvre des mesures pour combattre la crise sauf les Canada. Le déclenchement des élections, en rupture des engagements de Harper, puis l'incurie des conservateurs font que depuis le début septembre il ne s'est rien passé. Seule la Banque du Canada a fait quelque chose aujourd'hui. Nous avons envisagé la coalition à cause de l'urgence d'agir. Nous ne pouvons pas attendre à la fin mars, après des élections, pour le faire. Nous devons faire pression sur Harper et obtenir un budget qui va aider les canadiens et les québécois. Après, nous verrons...
1 commentaire:
Excellent, il faut soutenir Monsieur Ignatieff. Il représente, à date, le leadership requis pour tenir tête à Stevens Harper et lui donner une oposition de taille.
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