Voilà que M. Dion, toujours préoccupé du bien du parti et du bien du pays, décide de laisser la place afin qu'un nouveau chef puisse, s'il le faut, diriger une coalition dès la fin janvier. Ce n'est pas parce que les bourses ont eu aujourd'hui un sursaut positif que tout va bien, loin de là. D'ailleurs, elles ont eu ce sursaut à la suite des mesures annoncées par l'équipe Obama, un chef d'état qui agit avant même d'être officiellement en fonction. Voici qui nous change de M.Harper, un premier ministre qui n'agit pas même des semaines après être entré en fonction. Non, je suis injuste, il agit mais pour empêcher le libre exercice démocratique.
Ce soir les québécois vont très probablement confirmer, avec force, qu'ils ne sont pas intéressés par les débats constitutionnels mais bien davantage par l'économie. Ils vont reconduire un gouvernement nationaliste, car nous le sommes tous à des degrés divers, mais fédéraliste. Pendant ce temps, sur la scène fédérale, ces mêmes québécois sont majoritairement représentés par un parti indépendantiste qui peut appuyer une coalition de centre gauche mais ne peut pas y participer.
C'est à nous qu'il appartient, aux prochaines élections fédérales, de leur démontrer que le Parti Libéral est leur seul outil pour défendre les intérêts du Québec au sein du Canada.
Bernard Demers
2 commentaires:
Bonjour,
Je trouve votre analyse, faite avant les résultats de l'élection au Québec, très juste. À la lueur de ceux-ci cependant et des résultats au delà des attentes du PQ, il faut croire que les agissements la semaine dernière de Monsieur Harper on influencé les gens et qu'ils n'ont pas vu en la coalition une possible alternative. Il faut maintenant démontrer par des gestes concrets que le PLC est l'alternative. Il semble qu'on règlera la chefferie dans quelques jours, et après préparons les forces pour les prochaines élections. Même si personne n'en veut, c'est inévitable.
D'accord, mais évitons de faire l'élection trop vite. L'air du temps et le bon sens, pour le bien des citoyens, nous obligent à attendre; s'il le faut, et si son budget est acceptable, appuyons le gouvernement pour aider tout le monde à passer à travers la crise.
Au printemps, à l'automne prochain, nous pourrons renverser Harper s'il le faut. Mais, maintenant, notre priorité doit être l'action rapide pour l'économie, même si cela signifie laisser Harper agir; l'important c'est qu'il agisse et dans le sens que nous lui indiquerons.
BD
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