Nous voici avec un nouveau chef, avec une vision tournée vers l'économie, la prospérité de tous les citoyens, l'environnement et notre rôle dans la communauté internationale. Mais quelle est notre vision du Québec et de la société québécoise?
L'ultra droite de Harper s'est dénoncée elle-même; son faux fédéralisme décentralisé n'était qu'un masque électoral, sa reconnaissance de la nation québécoise qu'un leurre vide de sens, son supposé respect des provinces qu'un mensonge qui n'a jamais donné lieu à une rencontre fédérale-provinciale depuis que les conservateurs-réformistes sont au pouvoir.
Cela ne suffit pas pour que nous formions le nouveau gouvernement. D'ailleurs, à quoi bon gagner si ce n'est que par le vide politique de nos adversaires? Nous devons gagner parce que nous sommes LE parti national au Canada. Et il n'est pas possible d'être national sans représenter le Québec.
Or, ces années-ci. il faut reconnaître que c'est le Bloc qui représente une majorité de québécois. Nous pouvons penser que c'est une erreur stratégique, nous pouvons trouver qu'il est fou de voter pour une parti fédéraliste au provincial et pour un parti indépendantiste au fédéral, ce sont là les faits et la réalité. Et il ne suffit pas d'expliquer que notre isolement politique nous coûte cher. Il nous faut démontrer que nous sommes le parti qui représente le mieux les intérêts du Québec.
Deux référendums nous l'ont prouvé; les québécois ne veulent pas de l'indépendance. Mais l'échec de Meecth et les victoires électorales persistances du Bloc nous montrent aussi que les québécois ne veulent pas du statu quo.
Il est temps de répondre aux attentes du Québec et il est temps que ce soit nous qui y répondions. Nous en avons la capacité et nous devons en avoir la volonté pour redevenir le grand parti que nous avons toujours été dans l'histoire de ce pays. Je ne parle pas de rouvrir la constitution, du moins pas maintenant et pas comme cela a été tenté jusqu'ici. Mais je parle de répondre, de manière concrète, aux attentes des québécois.
Voilà le sujet dont je vous entretiendrai les semaines qui viennent. Je vous invite à partager et à enrichir cette réflexion que je compte porter au sein du Parti.
Bernard Demers
5 commentaires:
Je pense que c'est le message qu'il faut véhiculer à travers le Shefford et tous les autres comtés du Québec.
Les conservateurs nous annoncent maintenant que nous serons en déficit pour les prochains 4 ans. Quel revirement en moins de 3 mois alors que tout était beau pour l'économie canadienne.
Comment qualifierions nous ceci? Je dirais, soit ils sont des menteurs et nous prennent pour des idiots ou ils sont des incompétents.
J'espère qu'ils ne nous dirons pas, en nous prenant pour encore plus idiots, que que les données ont changées depuis l'élection. Ce serait une atteinte à l'intelligence des électeurs, n'est-ce pas?
Avez-vous imaginé s'ils avaient obtenu leur majorité?
Comment le bloc, parti majoritaire au Québec, nous protège t'il contre ceci? Il parle et cri même parfois, mais c'est tout et celui qui est au pouvoir dispose.
Pensons où nous voulons être.
Très importante réflexion que celle que nécessite notre situation économique. Pour affronter l'avenir les québécois doivent s'impliquer à nouveau sur la scène fédérale en participant activement au gouvernement. Mais c'est à nous, comme libéraux, de les ramener vers nous à leur obtenant ce qui est devenue une attente historique pour une réelle reconstruction nationale.
Je tombe sur ce message précieux bien tard, ce 26 décembre, mais il n'est pas trop tard pour lui apporter tout le support possible et souhaiter qu'il se répande dans la nouvelle mouvance du Parti.
«Il est temps de répondre aux attentes du Québec et il est temps que ce soit nous qui y répondions» dites-vous. Il faut cesser de passer à côté de cela et de laisser le champ libre aux Conservateurs superficiels et opportunistes.
Le Bloc a beau ne pas avoir d'affaire là, ce qu'il faut voir depuis Meach c'est qu'il y a indéfectiblement de 1.5 M à 2M de francophones québécois qui ne lâchent pas l'os et qui renvoient le Bloc à Ottawa. Il faut ressortir des boules à mites les demandes répétées depuis 40 ans par tous les partis politiques québécois et les présenter au ROC en leur rappelant qu'il ne s'agit pas d'une rupture du Canada par un Québec «who does'nt know what they want». Le Québec SAIT ce qu'il veut.... et ce n'est pas la séparation, comme vous le dites.
Je vous félicite pour la justesse de votre message et vous encourage fortement sur cette voie.
Pour mémoire, voici (sauf erreur) les 5 revendications historiques du Québec (et que toutes les provinces mériteraient) qui ont été à la base de Meach.
1. Une reconnaissance du Québec comme société distincte et de l'existence
des faits français et anglais;
2. Que le Québec et les autres provinces disposent d'un droit de veto à l'égard de certains amendements importants à la Constitution;
3. Le droit de retrait d'une province, avec compensation, de tout programme
initié par le gouvernement fédéral dans un domaine de compétence
provinciale;
4. Une reconnaissance accrue des pouvoirs provinciaux en immigration;
5. Que les trois juges québécois de la Cour suprême du Canada soient nommés
par le gouvernement fédéral sur proposition du gouvernement du Québec.
Ça démolirait un pays ÇÀ? C'est la moins pire des choses qui pourraient lui arriver.
Discutons.
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