mardi 27 janvier 2009

Enfin un budget!

D'entrée de jeu, disons que le budget du gouvernement Harper vient bien tard, d'abord, et qu'il renoue avec les déficits que Mulroney appréciait tant, ensuite.
Au-delà de ces deux faiblesses, bien représentatives de la mauvaise gestion des finances publiques par les conservateurs, il faut admettre que le mea culpa d'hier se confirme. Harper a écouté et, conseillé par une saine prudence, a enfin donné suite à nos demandes répétées. L'amélioration de l'assurance chômage, l'appui aux collectivités menacées, l'investissement dans les infrastructures et dans la relance de l'économie sont de bonnes choses qu'il était grand temps de décider. Je regrette, cependant, les baisses d'impôt électoralistes qui ne donneront rien à la grande majorité d'entre nous et qui ne font qu'ajouter au déficit. Ce que l'on nous prête maintenant nous devrons le payer plus tard. Et encore une fois, ce sera nous, les libéraux, qui devront faire le ménage de la maison laissée en désordre par les conservateurs.
La bonne nouvelle demeure que le Canada se prépare, avec des mois de retard sur les autres pays développés, à aider ses citoyens face à la crise. Pour cela, nous devons maintenir le gouvernement Harper en place malgré toutes ses insuffisances. Le bien commun passe en premier et nous n'avons pas le temps de faire de la petite politique alors que la sécurité financière de chacun est menacée. Laissons les NPD regretter les sièges de ministre dans lesquels ils se voyaient déjà à la faveur de la coalition, laissons le Bloc se morfondre de ne pas disposer d'un droit de veto sur la politique canadienne et travaillons à redresser l'économie. Plus tard, nous redresserons les finances, ce que les conservateurs n'ont jamais été capables de faire.

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